Souveraineté technologique, fiabilité de l’information, protection des libertés : à l’horizon 2035, l’intelligence artificielle fait de la confiance l’enjeu central du numérique. Le 5 novembre 2026, l’association eFutura consacre sa 11ᵉ Journée de la Transition Numérique à cette prospective et aux choix qu’elle impose dès aujourd’hui.
Dans dix ans, à quoi et à qui fera-t-on confiance pour s’informer, travailler, décider ? La question n’a rien d’abstrait. L’intelligence artificielle s’installe déjà dans nos usages et dans le fonctionnement des organisations, et les ruptures technologiques ont ceci de commun que les transformations les plus profondes sont aussi les plus difficiles à anticiper.
C’est pourquoi eFutura, association professionnelle engagée dans la transformation numérique, place sa journée sous le signe de la « Prospective 2035 du numérique ». Imaginer ce que sera le numérique dans dix ans n’est plus un jeu de futurologues : c’est devenu une nécessité stratégique, car les décisions à prendre se préparent maintenant.
Souveraineté et dépendances : la confiance se joue sur les technologies critiques
Nouveaux empires, rivalités technologiques, quête de souveraineté : le numérique est devenu un attribut de la puissance. Demain, l’influence d’un État ou d’une entreprise dépendra de ce qu’il maîtrise : données, semi-conducteurs, infrastructures numériques, capacités de calcul, intelligence artificielle et cybersécurité. S’y ajoute la capacité d’inventer de nouveaux objets pilotés par le numérique, comme les drones ou les robots.
Le revers de la médaille est tout aussi clair : chaque dépendance technologique est une faille potentielle. Qui ne contrôle ni ses infrastructures, ni la sécurité de ses données, ni celle de ses systèmes d’IA s’expose à des vulnérabilités qu’il ne maîtrise pas. La confiance numérique commence là, par la maîtrise de ses propres fondations.
Dans ce monde en recomposition, quelle place l’Europe pourra-t-elle tenir ?
Information et IA : la confiance à l’épreuve des algorithmes
Moteurs de recherche, réseaux sociaux, et désormais assistants d’IA : ces intermédiaires s’interposent peu à peu entre les citoyens et la connaissance. Ils changent notre façon de nous informer, d’apprendre et de forger nos opinions, et soulèvent des questions sur la fiabilité de l’information, la désinformation et notre autonomie de jugement.
Quand des algorithmes sélectionnent, produisent et résument une part croissante de ce que nous lisons, comment garder son esprit critique, et sur quelles garanties s’appuyer ? Quelle place laisser aux systèmes intelligents dans nos décisions ?
L’éducation est en première ligne. Dans un monde où l’accès au savoir est quasi instantané, transmettre des connaissances ne suffit plus : compréhension, créativité, capacité à questionner et discernement deviennent les vraies compétences à cultiver.
Libertés et vie privée : le défi européen
Nourrie par l’ensemble de nos données, l’IA ouvre des perspectives considérables en matière de santé, d’agriculture, de mobilité ou de services publics. Mais ces mêmes capacités peuvent nourrir de nouvelles formes de surveillance, de manipulation, de dépendance et de solitude.
La vraie interrogation est donc celle-ci : à quelle société numérique voulons-nous appartenir ? Pour l’Europe, le défi consiste à tirer parti du progrès sans sacrifier ce qui fonde ses sociétés : protection de la vie privée, liberté individuelle, transparence, pluralisme et responsabilité.
Travail et compétences : apprendre à piloter l’IA
L’IA ne se résume pas à un outil de plus : elle transforme l’organisation des entreprises et du travail. Des métiers vont être recomposés, des tâches automatisées, et savoir collaborer avec les IA et les piloter devient une compétence de base. Reste à savoir comment seront partagés les gains de productivité, une question dans laquelle formation et employabilité joueront un rôle clé.
Les questions de la journée
- Quelle place l’Europe peut-elle occuper dans un monde numérique en recomposition ?
- Comment préserver notre esprit critique face aux algorithmes ?
- Quelle place donner aux systèmes intelligents dans nos décisions ?
- Comment concilier innovation et libertés individuelles ?
- À quelle société numérique voulons-nous appartenir ?
Rendez-vous le 5 novembre 2026
eFutura réunira à nouveau experts et décideurs pour confronter leurs visions du monde de 2035, lors d’un événement devenu incontournable.
La prospective ne prédit pas l’avenir : elle explore plusieurs futurs possibles, repère les ruptures qui peuvent infléchir nos trajectoires et éclaire les décisions du présent. Pour le numérique de 2035, une chose est sûre : la confiance qu’on pourra lui accorder se construit dès aujourd’hui.
Découvrez le programme et pré-inscrivez-vous en cliquant ici !