Whaller ajoute la signature électronique Yousign et étend sa promesse de souveraineté jusqu’au document signé

La souveraineté numérique ne se joue pas uniquement sur le cloud, la messagerie ou le chat. Elle se joue aussi dans les gestes les plus banals de la vie professionnelle, quand un document circule, se modifie, se valide, puis se signe. C’est sur cette chaîne que Whaller cherche à se positionner. L’éditeur français vient, en effet, d’annoncer l’intégration native de la signature électronique Yousign dans sa plateforme collaborative, en parallèle du lancement de son Drive 2.0. L’objectif étant de couvrir l’intégralité du cycle documentaire, de la création à la signature, sans sortir de l’environnement de travail.

Créée en 2013, Whaller s’est fait connaître avec une approche atypique des espaces collaboratifs, structurée autour de “sphères” cloisonnées, destinées à mieux segmenter les échanges, les communautés et les droits d’accès. La société française revendique aujourd’hui plus d’un million d’utilisateurs et 50 000 réseaux créés. Son positionnement s’est par ailleurs structuré autour de deux promesses : la maîtrise des données et la réduction des dépendances à l’égard des plateformes non européennes.

Cette stratégie a pris une autre dimension avec Whaller DONJON, une offre collaborative souveraine et cyber-renforcée avec notamment la qualification SecNumCloud 3.2. Sur un marché de la collaboration largement dominé par Microsoft et Google, Whaller tente de se différencier par la combinaison entre collaboration, hébergement souverain et garanties de sécurité reconnues en France.

Une brique manquante avec Yousign

Whaller a aujourd’hui décidé d’ajouter une fonction de signature électronique à sa plateforme collaborative, car bon nombre d’organisations vivent encore avec une chaîne documentaire éclatée. Un document est rédigé dans un outil, partagé dans un autre, validé par mail, puis envoyé vers une plateforme externe de signature. Chaque rupture ajoute de la friction, des risques d’erreur, des problèmes de traçabilité et, parfois, des questions juridiques ou de sécurité.

C’est précisément ce que Whaller veut corriger. Avec le Drive 2.0 et l’intégration de Yousign, l’éditeur promet un enchaînement plus cohérent : stockage, coédition, collaboration dans des espaces cloisonnés, puis signature directement depuis la plateforme. Les organisations peuvent ainsi faire signer contrats, avenants, actes administratifs ou marchés sans quitter leur environnement de travail avec une vraie continuité de flux.

Et pour cela, Whaller a choisi Yousign, un acteur français de la signature électronique et de la gestion contractuelle, avec plus de 20 000 clients, et capable de proposer les 3 niveaux de signature électronique (simple, avancée et qualifiée).

Vers un espace de travail transactionnel

Cette intégration change la nature même de la promesse de Whaller. Jusqu’ici, la plateforme répondait surtout à un besoin de communication et de collaboration sécurisées. Avec la signature électronique, elle bascule un peu plus vers un espace de travail transactionnel, capable d’accompagner le document jusqu’à son point de validation formelle.

Pour une collectivité, cela peut concerner des actes administratifs ou des circuits internes de validation. Pour un établissement de santé, des documents sensibles nécessitant un haut niveau de contrôle. Pour une entreprise ou une PME, des contrats commerciaux, des avenants ou des validations RH. Pour les secteurs les plus exposés, comme la défense ou certaines administrations, la valeur ajoutée réside dans le fait de pouvoir limiter les sorties de données vers des environnements externes.

Le Drive 2.0 complète cette logique avec une application native Mac et PC (Linux devant suivre), qui permet synchronisation locale, travail hors ligne et meilleure intégration au poste de travail.

Une alternative souveraine à étudier

Cette nouveauté ne fait pas automatiquement de Whaller le remplaçant de toutes les digital workplaces du marché. Il faudra voir si l’intégration est vraiment fluide, si les parcours de signature sont simples, si les administrateurs gardent une bonne granularité de contrôle, et si l’offre tient ses promesses d’adoption à grande échelle. Mais en se posant comme une alternative souveraine aux géants étrangers et en couvrant les usages à forte valeur, l’éditeur marque incontestablement des points.

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