Si le sujet de l’identité numérique individuelle est largement abordé dans les médias et les instances gouvernementales, ce n’est pas le cas pour l’identité numérique des entreprises. Et pourtant les fraudes à la fausse identité corporate sont nombreuses avec un lourd impact pour les entreprises ou les particuliers trompés. En effet, comment vérifier aujourd’hui qu’un document provient réellement de l’entreprise dont il porte le nom ? Factures, attestations, diagnostics ou communiqués circulent encore sans mécanisme simple pour en contrôler l’origine et l’intégrité. Le cachet électronique apporte pourtant une réponse efficace.
Si pour un particulier, les solutions permettant de s’authentifier, de partager et de contrôler une identité digitale de façon sécurisée se développent, pour une entreprise, elles restent encore méconnues. Et ce, alors qu’un logo, un nom ou la signature d’un dirigeant peuvent être facilement copiés. Un document crédible en apparence ne prouve donc ni son origine ni l’absence de modification.
Un faux diagnostic énergétique peut, en effet, influencer une vente. Une attestation falsifiée ou un RIB modifié peuvent déclencher une décision ou un paiement. En 2016, la diffusion d’un faux communiqué attribué à VINCI avait provoqué une chute de plus de 18 % de son cours de Bourse avant la suspension de la cotation. Ces épisodes montrent combien une identité d’entreprise mal vérifiée peut entraîner des décisions dont l’impact peut être catastrophique.
Authentifier à la source plutôt que traquer les faux
La plupart des dispositifs antifraude interviennent à la réception du document : contrôle visuel, vérification des métadonnées, consultation d’une base ou analyse par IA. Ces outils cherchent à distinguer le vrai du faux a posteriori. Or, plus les techniques de falsification progressent, plus leur détection devient complexe.
Le cachet électronique inverse la logique de détection. C’est en effet l’entreprise émettrice qui sécurise le document au moment où il est produit. Équivalent numérique du tampon d’entreprise, le cachet électronique associe le fichier à l’identité de la personne morale et garantit son intégrité. Toute modification ultérieure devient détectable.
Le destinataire peut alors vérifier deux points :
- que le document provient bien de l’organisation annoncée.
- qu’il est bel et bien resté intact depuis son émission.
La vérification s’effectue facilement dans la plupart des lecteurs PDF.
Faire du cachet un réflexe d’entreprise
L’enjeu ici n’est pas de protéger quelques documents isolés, mais de rendre les documents d’entreprise authentifiables par défaut. L’émetteur de factures, devis, attestations, rapports, certificats ou documents réglementaires devrait pouvoir être vérifié simplement. L’apposition d’un cachet électronique sur tous les documents sensibles devrait même être un réflexe systématique.
Evidency accompagne cette évolution via une plateforme de confiance numérique intégrable aux processus métiers. Son service de cachet électronique s’appuie sur une API REST, une sandbox et des SDK pour automatiser le scellement à grande échelle. Chaque document transmis à Evidency peut ainsi être cacheté au nom de l’organisation, horodaté pour établir une date certaine, puis renvoyé dans le système d’origine ou archivé par Evidency. Le processus peut être intégré à un logiciel métier, une GED, un outil de facturation ou une plateforme documentaire, sans modifier les usages.
Prestataire de services de confiance qualifié par l’ANSSI conformément au règlement eIDAS, Evidency apporte une réponse technique et juridique au problème de la prévention de la fraude documentaire. L’objectif n’est pas d’ajouter de la lourdeur aux process documentaires, mais de créer un standard de vérification partagé. A l’heure où un document peut aisément être copié ou modifié, l’identité corporate doit avant tout devenir vérifiable.

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